Dans le milieu de l'impro francophone, il y a un vieux débat qui revient comme un marronnier : les puristes du match de hockey à la québécoise contre les passionnés du format long d'inspiration anglo-saxonne (Harold, monologues, pièces spontanées).
Le match : l'école de la vitesse et de la générosité On reproche parfois au match d'impro son côté compétition sportive ou la recherche du rire immédiat. C'est oublier que le match exige une écoute chirurgicale, un rythme d'enfer et une capacité à créer un univers en 3 secondes chrono. C'est le meilleur terrain d'entraînement pour muscler son réflexe et son énergie.
Le Long Form : l'exploration des silences et des émotions À l'inverse, le Long Form offre le luxe du temps. On peut poser une ambiance, laisser vivre un silence de 10 secondes, développer une relation complexe entre deux personnages et tisser des intrigues secondaires qui se rejoignent 40 minutes plus tard.
Pourquoi choisir ? Les meilleurs improvisateurs que j'ai vus sont ceux qui sont capables de jouer un 3 minutes dynamique à fond la caisse en première partie, puis d'embarquer une salle dans un drame intimiste de 50 minutes après l'entracte.
L'improvisation est un continent infini, ne nous enfermons pas dans des chapelles !